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Toutes et tous dans la rue contre la réforme des retraites !

Lettre ouverte à la présidence de l'Université de Lille : la plainte visant des étudiant·es et enseignant·es en lutte contre la précarité, la réforme des retraites et la LPPR doit être retirée !

Lettre ouverte à la présidence de l’Université de Lille : la plainte visant des étudiant·es et enseignant·es en lutte contre la précarité, la réforme des retraites et la LPPR doit être retirée !

Vendredi 8 novembre 2019, Anas, 22 ans, s’immole devant le CROUS de Lyon pour dénoncer la précarité dans laquelle il vit. Dans le message expliquant son geste, il écrit :

« J’accuse Macron, Hollande, Sarkozy, et l’UE de m’avoir tué. »

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La lutte, une histoire de pression

La lutte, une histoire de pression

Quelques jours après la publication de l’appel lancé par OnEstLa.tech, certains signataires ont été invités, par leurs dirigeants, à retirer leurs noms. Après d’âpres négociations, seul le nom de leur entreprise a été retiré, mais les premiers signes d’intimidation étaient déjà posés.

Durant la période des fêtes, le gouvernement et les médias se sont déchaînés sur les grévistes qui continuaient le mouvement, privant des enfants de rejoindre leur famille pour Noël. Les calculs politiques et la communication diffamante ont offert, à certains d’entre nous, des discussions très houleuses au pied du sapin.

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Appel au blocage numérique le vendredi 24 janvier

La grève contre le projet de la réforme des retraites dure depuis bientôt 50 jours. Vendredi 24 janvier, prochaine journée de mobilisation, de nombreuses actions sont prévues. Pour nous aussi, travailleuses et travailleurs du numérique, notre grève doit être visible.

À la suite de notre appel précédent, nous appelons à bloquer et occuper nos plateformes collectivement le vendredi 24 janvier. Pendant 24 heures, ensemble, bloquons et occupons l’accès aux sites web, aux systèmes automatiques et aux réseaux sociaux que nous gérons. De nombreuses actions de blocage et d’occupation numérique ont déjà eu lieu, cette fois-ci, agissons ensemble ! Montrons que nous sommes toujours présents, déterminés, nombreux, et solidaires.

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Travailleuses et travailleurs du numérique, bloquez et occupez vos plateformes !

Travailleuses et travailleurs du numérique, bloquez et occupez vos plateformes !

Nous, travailleuses et travailleurs du numérique, du développement logiciel, de la technique, de la communication numérique, freelances, membres du collectif onestla.tech, personnels en lutte d’OpenEdition, community managers de Mediapart, mobilisé·es depuis le premier jour du mouvement, exigeons le retrait pur et simple du projet de réforme des retraites, symbole d’une régression et d’un niveau de violence sociale inédit.

Nous nous levons également contre le mépris du dialogue social du gouvernement, que nous observons depuis plus de 40 jours, alors que tous les corps de métiers du pays sont mobilisés : cheminots, pompiers, enseignants, soignants, hospitaliers, avocats, danseurs de l’Opéra de Paris, salariés des raffineries, de l’énergie, du privé comme du public.

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Retraite et climat, même combat

Retraite et climat, même combat ?

Dans notre appel initial des travailleuses et travailleurs du numérique pour une autre réforme des retraites, nous déclarions qu’« effectuer des heures supplémentaires est une aberration, un non-sens historique à l’heure de l’automatisation galopante ». Et « la société de consommation, cette volonté imbécile de vouloir produire toujours plus et toujours plus inutile est en train de détruire notre planète ».

Nous sommes convaincu·e·s que « les programmes et les machines que nous créons peuvent contribuer à lutter contre la pauvreté, permettre à toutes et tous de vivre mieux et plus confortablement (…) aux conditions que les richesses qu’ils produisent soient plus équitablement réparties et que leurs impacts environnementaux soient réduits ».

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Appel à la grève du Mardi 17 décembre 2019

Appel à la grève du Mardi 17 décembre 2019

Longtemps le gouvernement a décrédibilisé le mouvement de grève contre la réforme des retraites, le jugeant absurde dans la mesure où rien n’avait été présenté. C’est maintenant chose faite. Ce mouvement a forcé Edouard Philippe à dévoiler son jeu plus tôt que prévu.

Finalement, tout ce qui avait fuité dans les médias et sur les réseaux sociaux s’est réalisé :

  • la réforme concerne tout le monde, contrairement à ce que tentait de faire croire la propagande pro-gouvernementale
  • la durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein est poussée à 64 ans, ce qui correspond exactement à l’espérance de vie en bonne santé : bonne nouvelle, vous aurez du temps libre pour être malades. D’autre part, 60,2% des plus de 55 ans sont en situation de chômage à longue durée, à quoi bon allonger la période de travail si c’est pour rester au chômage ?
  • la valeur du point n’est pas fixée mais pourrait être inscrite dans la loi et pourra donc être modifiée au gré des gouvernements
  • la réforme universelle est tellement juste et bénéfique que certains régimes (spéciaux ?) garderont un départ avant l’âge légal : policiers, militaires, douaniers, pompiers… Les conditions de danger de ces métiers servaient à justifier une telle exception, mais depuis Christophe Castaner a assuré à certains d’entre eux, même s’ils ne sont pas exposés directement au danger, qu’ils partiraient avec les même conditions
  • la retraite tiendra compte de l’ensemble des revenus de la carrière plutôt que les 6 derniers mois pour les fonctionnaires et les 25 meilleures années pour les salariés du privé : il est donc impossible que les pensions ne baissent pas
  • le minimum de pension de retraite est fixé à 1 000 € net par mois pour une personne ayant touché en continu un SMIC durant toute sa vie. C’est peut-être une avancée pour certains mais est-ce réellement suffisant de se contenter du seuil de pauvreté ? Et qu’en est-il de toutes les personnes qui, comme beaucoup de nos agriculteurs, n’ont même pas ce niveau de revenus ?

Pour faire avaler la pilule et diviser le mouvement, le gouvernement tente d’amadouer ceux qui sont nés avant 1975 en leur promettant qu’ils ne seront pas concernés par cette réforme. Il mise une fois de plus sur l’individualisme. Sans doute s’imagine-t-il que des parents sont prêts à sauver leur retraite en la troquant contre celles de leurs enfants. Êtes-vous prêt à ce sacrifice ? C’est pourtant ce qui se passera si nous ne nous mobilisons pas. Contrairement à ce que le gouvernement laisse croire, il existe d’autres alternatives, d’autres financements et des modèles plus vertueux que le rouleau compresseur qu’il tente de mettre en place.

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